Jeudi 12 juin 2025 : La Paz

Une journée de repos à La Paz.
Du moins, sans activités programmées. Car toute la journée à crapahuter dans la capitale Bolivienne, à la fin ça fait une quinzaine de kilomètres et 500m de dénivelé positif et négatif dans les jambes.
Heureusement, qu'un téléphérique nous a permis d'accéder à l'Alto (4200 m d'altitude) avec son marché à ciel ouvert, gigantesque et tout en couleur.
La Paz, une ville si particulière, où toutes les rues, tous les trottoirs sont envahis par des vendeurs. Où l'on trouve de tout.
On a même testé, le marchandage pour échanger des €. Il faut savoir que le taux actuel est d'environ 8 bolivianos pour 1€ (retrait dans les ATM). Mais dans la rue, des petits guichets proposent des taux bien plus avantageux. A partir de 17 bolivianos pour 1€. On a réussi à obtenir 18,9 bolivianos pour 1€. Sacré avantage.
Cette journée, nous a permis également de tester un restaurant gastronomique, et oui, on en a trouvé un (vive le bouche à oreille des voyageurs).
Une expérience incroyable, des plats boliviens revisités et au prix (le menu 3 plats) de ... 11€ pour 2.
Mais il ne faut pas oublier, la tension actuelle qui règne dans le pays. Avec toujours ces queues aux stations services et des rues bloquées par la police.

8h30 pas grand chose d'ouvert, mais les rues sont magnifiques
Le Huayna Potosi se rappelle à nos bons souvenirs. ...

Le quartier Chualluma, une zone pauvre de la capitale La Paz
Quelque 400 familles, essentiellement des membres de la communauté indigène Aymara, vivent sur les 18 000 m2 de ce quartier coloré qui se détache du paysage ocre des maisons qui l’entourent, sur le versant ouest de La Paz, à 3800 mètres d’altitude.
L’État a alloué au projet 500 000 euros qui ont permis à 140 artistes locaux de repeindre en rouge, rose, jaune, vert, bleu et orange les murs des maisons en adobe, brique rudimentaire de terre mêlée de paille, séchée au soleil.
De grandes fresques dépeignant la vie quotidienne des gens qui vivent dans le quartier, le projet comprend également le pavage de rues en terre et la construction d’escaliers.
Le gigantesque marché à ciel ouvert de l'Alto. On y trouve de tout.
Dans les années 80, l’explosion démographique d’El Alto consécutive à la relocalisation des mineurs a changé la nature du marché qui s’est répandu dans toutes les rues de la ville. Des associations sont nées, représentant chacune un secteur : textiles, plastiques, automobiles, électroniques… et chaque secteur s’est établi dans un quartier précis de la ville. Les vendeurs ne sont pas tous commerçants à plein temps : Des avocats, des managers ou des infirmières paient leur place et tiennent leur stand deux fois par semaine. 
Mamani Mamani Gallery
Une galerie d’art, avec une collection d’œuvres d’art, des cartes de notes et des affiches de l’artiste moderne le plus coloré et le plus connu de Bolivie, Roberto Mamani Mamani (alias Roberto Aguilar Quisbert).
Le Marché des sorcières
Une rue entièrement consacrée à l'achat de l'or.
Les commerçants transforment ce métal précieux
Magasin de fabrication de polaires Patagonia. On va en acheter 5 (pour nos 4 enfants et notre petite fille).
Si on avait de la place dans nos sacs à dos ...
Les tissus magnifiques nous font de l'oeil et les vendeuses aussi
Les marchands arrivent pour installer leur stand 
Nous avons depuis quelques jours, un billet légérement déchiré, qu'aucun commerçant ne veux prendre.
On nous conseille d'aller le changer dans une banque. Au guichet pas possible non plus. Mais la gardienne de la banque va dans un distributeur retirer un billet de la même valeur pour nous l'échanger.
Les rues et les trottoirs de La Paz sont assez propres. 
Mais de temps en temps des sacs poubelles font le bonheur des pigeons et des chiens.
Place Murillo. La statue de Pedro Murillo.
Il adhéra à l’idée d’indépendance du Haut-Pérou (territoire correspondant grosso modo à l’actuelle Bolivie) et eut en 1805 maille à partir avec la justice lorsqu’il conspira, par voie de manifestes et de pamphlets, contre la tutelle espagnole sur son pays. En 1809, il fut l’un des meneurs de la dénommée révolution de La Paz et devint président de la Junta Tuitiva, comité de gouvernement mis en place après la destitution du gouverneur. La révolution bientôt écrasée par les troupes espagnoles, Murillo, s’efforçant de résister mais battu et trahi, fut finalement capturé et pendu.
Il passe aujourd’hui pour un précurseur de l’indépendance de la Bolivie et un héros national.
Avec la tension actuelle, certaines rues sont bloquées par la police.
Pour rejoindre notre hôtel, il faut passer des barrages de policiers.
Restaurant gastronomique le Manq'a
Ce restaurant est la table d'une école de nouvelle cuisine bolivienne. On y déguste à la carte des plats élaborés avec finesse, qui sont souvent une interprétation contemporaine de recettes typiques du pays. Le cadre est accueillant, avec du mobilier en bois et une déco chaleureuse.
Un mélo mélo de légumes avec une sauce aux champignons. Succulent ...
Du poisson d'Amazonie accompagné de petits légumes, des pommes de terre toutes noires avec une sauce aux cacahuètes. Une tuerie ...
Une salade à base de quinoa. Un régal ...
Désert. Un fondant au chocolat agrémenté de coulis de fruits rouges et de cacahuètes. Merveilleux ...
Désert. Un gâteau au chocolat accompagné de coulis de fruits rouges et de glace à la pomme de terre. Surprenant bon ...
Une bien belle journée qui se termine par un super repas dans ce restaurant gastronomique, pour 11€ seulement pour deux personnes